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Peter Handke

Peter Handke est un écrivain que j’aime énormément. Depuis L’angoisse du gardien de but au moment du pénalty jusqu’à La voleuse de fruits, en passant par La femme gauchère, Par une nuit obscure je sortis de ma maison tranquille, les essais sur la fatigue, sur le juke-box ou la journée réussie ou bien encore L’essai sur le fou de champignons, ou bien la Nuit morave ou Mon année dans la baie de personne, et bien d’autres livres encore, il apporte à notre attention des récits, des méditations pleins d’une intense poésie, légèrement décalés. Le moment, l’instant brillent en eux comme des pierres précieuses. On lui a fait mille procès parce qu’il n’était soi-disant pas du bon côté pendant la guerre d’éclatement de la Yougoslavie, il a justifié sa position par la fidélité. J’ai été heureux lorsque j’ai appris qu’il avait enfin reçu le prix Nobel de littérature, en 2019. J’ai alors exécuté ce portrait d’après une photo parue dans Télérama. Si je le rencontrais un jour, je serais trop intimidé pour lui dire quoique ce soit. Dans une interview à la radio, un jour il racontait qu’il aimait sortir le soir pour aller à Paris, notamment pour suivre des matches de foot dans les bistrots, l’intervieweuse lui demandait s’il n’avait pas peur de prendre le RER tard la nuit. Il avait répondu : non, je crois que c’est moi qui fais peur aux autres.

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